
Split → Milna (Brač)
Personne n'est pressé le premier jour. La traversée jusqu'à Milna, ce sont quinze milles d'eau libre au large de Split, de quoi hisser toute la toile, régler les ris et laisser ceux qui n'ont pas navigué depuis un an retrouver leurs réflexes. La crique s'enfonce profondément dans la côte ouest de Brač, et l'on repère Milna à son clocher baroque bien avant que les maisons ne se détachent derrière. Les pêcheurs travaillent ce port depuis l'époque vénitienne, et il a gardé ce côté paisible et vécu. On mouille d'abord dans la partie large, on pique la première baignade de la saison, et l'on attend l'après-midi, quand les bateaux commencent à libérer le quai, avant de s'y amarrer. La seule chose à régler dès que les pieds touchent les pavés : l'agneau sous la peka demande trois heures de braises, alors on file droit à la konoba pour le commander. Faites-le, et le reste de la soirée se déroule tout seul.
À faire
Commander la peka dès l'amarrage, pas après la baignade
Piquer la première baignade au mouillage devant la ville
Monter à l'église paroissiale baroque au-dessus du quai
Filer en annexe jusqu'à Osibova pour le coucher de soleil
Rapporter une bouteille d'huile d'olive de Brač avant la fermeture
Conseil d'amarrage
Cul-à-quai sur le quai de la ville, sur votre propre ancre ; la redevance est modique, eau et électricité courent le long de la section centrale. La plupart du temps la crique reste plate, mais un fort Maestral d'après-midi pousse du clapot dans la baie extérieure ; si le quai est plein, remontez trois milles au nord jusqu'à Bobovišća, tranquille par tout vent d'ouest.













